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Commemorating August 6th and 9th around the world - BelgiumSeveral
oped pieces and statements by IPPNW's Beligium affiliate AMPGN were picked up
by prominent papers in Belgium on August 4th and 6th. The written pieces were
prepared in collaboration with activists from Abolition 2000. This piece below
(in French) was a full page spread in La Libre Belgique and was also translated
by the Flemish press (de Standard).
Published: Monday, August 6, 2007
by La Libre Belgique Un bouclier qui attise la tension
Pol D'Huyvetter, Pr Henri Firket, Jean-Pierre Brouhon, Roland Antoine
L'anniversaire
du bombardement d'Hiroshima rappelle la nécessité d'interdire les
armes nucléaires. On en est pourtant très loin. Le projet de bouclier
anti-missiles américain aurait même tendance à relancer la
course.
Le 6 août 2007 marque le 62e anniversaire de l'attaque d'Hiroshima
à la suite de laquelle plus de 150 000 personnes trouvèrent la mort.
Comme chaque année, cette occasion nous rappelle l'éventuel emploi
des armes nucléaires. Tadatoshi Akiba, maire de Hiroshima, fera une fois
de plus un appel au monde pour une interdiction complète de ces armes.
On estime qu'il y en a encore 27 000, plus qu'assez pour détruire le globe
des dizaines de fois.
Ces appels restent aussi nécessaires que jamais,
spécialement en Europe, où on progresse fort peu vers un monde débarrassé
de ses armes nucléaires. Londres a annoncé la modernisation de son
programme nucléaire Trident ; Paris fait des tests sur son nouveau missile
atomique M-51 ; les Américains planifient l'installation de leur système
national de défense anti-missiles (National Missile Defense, NMD) en Pologne
et en République tchèque, ce qui crée des relations conflictuelles
avec la Fédération de Russie. Tout cela contredit totalement l'abolition
complète de l'armement nucléaire, requise par l'article VI du traité
de Non Prolifération, auquel tous ces pays ont adhéré. La
construction du NMD s'adresse plus à un symptôme - la protection
contre une possible attaque nucléaire - qu'aux causes fondamentales du
problème, l'existence même des armes atomiques.
L'Histoire
nous enseigne qu'il est très difficile de bloquer le développement
d'un programme militaire une fois que l'industrie des armements et le gouvernement
se sont engagés. La récente décision de l'Otan (14 juin)
de limiter son intervention dans le processus d'intégration du NMD dans
la défense européenne est un exemple typique de cette attitude.
Cette attitude pose problème étant donné les nombreuses et
évidentes faiblesses de ce NMD.
Ni la Corée du Nord, ni l'Iran
ne sont capables de lancer un missile nucléaire intercontinental sur les
Etats-Unis. Si une telle attaque devait avoir lieu, on utiliserait plutôt
des camions, des bateaux ou des avions pour le délivrer. Aucun système
NMD ne pourrait neutraliser ces technologies moins sophistiquées.
D'autre
part, les résultats douteux des essais aériens de ce système
ont amené beaucoup d'observateurs à exprimer des doutes sérieux
quant à la confiance qu'on peut accorder à son efficacité.
Contrairement aux méthodes de tests habituels, et étant donné
une pression politique exigeant des résultats positifs, le NMD est testé
dans des conditions préalablement très établies, fort peu
réalistes. L'essai positif le plus récent, même dans ces conditions
largement simplifiées, date de septembre 2006. En dépit des millions
de dollars investis, pratiquement aucun progrès n'a été fait.
Le Congrès américain a récemment décidé de
réduire les crédits pour la construction des sites européens
et décidé que toute nouvelle dépense dépendra de l'approbation
formelle de l'Otan et du succès des négociations avec la Pologne
et la République tchèque.
L'opposition à cette installation
s'accroît dans les deux nations concernées. Toute une série
de référendums organisés ces derniers mois par des maires
dans la République tchèque ont tous démontré que la
population refuse fermement ces structures.
Troisièmement, le simple
développement du système, si incomplet soit-il, provoque déjà
toute une série de réactions hautement négatives.
L'équilibre
stratégique fondé sur la destruction mutuelle assurée, qui
fut considérée comme l'assise essentielle du contrôle des
armes et de la non prolifération est déstabilisée. Même
un système qui ne serait pas dirigé contre la fédération
de Russie ou la Chine affaiblirait leur capacité de répondre à
une première frappe américaine. Peu d'observateurs s'étonnèrent,
par conséquent quand le sous-secrétaire russe à la Défense
annonça en mai dernier que son pays avait testé un nouveau missile
intercontinental capable d'éviter n'importe quel système de défense
anti-missiles, présent ou futur. On peut s'attendre à des efforts
similaires de la part des Chinois pour adapter leur propre arsenal.
Le
risque d'une nouvelle course aux armements est aggravé par le fait que
la non prolifération internationale et le régime du contrôle
des armes ont été terriblement affaiblis par le développement
de ce système de défense anti-missile. En 2002, les Etats-Unis se
sont retirés du traité ABM, précisément pour pouvoir
développer leur MDS. Le 14 juillet, la Russie a notifié à
l'Otan qu'elle suspendait l'application du traité CFE. Le présent
accord START expire en 2009 ; les tensions actuelles entre la Russie et les Etats
Unis font prédire que les chances de sa prolongation sont compromises.
La
décision des Etats-Unis de négocier directement avec les gouvernements
polonais et tchèque, plutôt que de poursuivre des négociations
multilatérales par l'intermédiaire de l'Otan ou de l'Union européenne
a court-circuité ces institutions, délibérément mises
de côté. De plus, la NMD se fonde sur une approche purement militaire
des problèmes de sécurité. Ce faisant, elle s'oppose à
l'approche européenne traditionnelle où négociations diplomatiques,
multilatéralisme et instauration d'un climat de confiance jouent un rôle
central. L'absence de signal fort venant de l'Union européenne est difficile
à comprendre.
L'Otan est devenue récemment plus active,
mais continue d'ignorer l'essentiel en refusant de poser la question cruciale
de la nécessité réelle pour les Etats-Unis du déploiement
du NMD en Europe. Elle se cantonne dans une vision myope, considérant seulement
une politique de limitation des dommages en participant à un système
américain sous le contrôle politique des seuls Etats-Unis.
Le
NMD apparaît donc comme un système peu sûr, aux capacités
techniques douteuses, mais chargé, par contraste, de conséquences
manifestes, comme une tension internationale aggravée, qui affaiblit les
possibilités d'échanges entre Etats et rend obsolètes les
accords de contrôle d'armements.
Nous demandons fermement aux pays
européens de s'impliquer plus activement dans le débat. Nos gouvernements
doivent rester fermes et convaincre nos partenaires de l'Otan et de l'Union européenne
de s'opposer au déploiement du système NMD en Europe orientale.
La
seule façon de remédier à l'insécurité nucléaire
est de mettre en oeuvre un système international qui ne laisse aucune place
aux armes de destruction massive. Un tel régime existe déjà
en ce qui concerne les armes chimiques et biologiques. Nous appelons nos pays
à faire preuve de courage politique et de sens de leurs responsabilités,
et de faire mettre à l'ordre du jour de l'agenda international une interdiction
analogue pour les armes nucléaires. Il ne s'agit pas d'une question de
choix. C'est une obligation légale, confirmée par la Cour internationale
de justice dans son avis du 8 juillet 1996, fondé sur l'article VI du traité
de Non prolifération.
*... Josef Hála (bourgmestre de Jince,
République tchèque)Jan Neoral (bourgmestre de Trokavec, République
tchèque), Thierry Delannoy (MIR-IRG), Katheline Toumpsin (Pax Christi Wallonie-Bruxelles),
David Heller (Friends of the Earth), Michel Vanhoorne (LEF), Tim Bogaert (Pax
Christi Vlaanderen), Pol De Vos (Stop USA), Hans Lammerant (Vredesactie), Ludo
De Brabander (Vrede vzw), Dr Jef De Loof (Artsen voor Vrede), Guy Magnus (Artsen
voor Milieu en Maatschappij)... - - - - - - - - - - -
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August 21, 2007 Close
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